Western Macedonia Lignite Centre : le charbon à tout prix

19 mars 2020
SystExt
En mai 2018, SystExt s'est rendu en Grèce, pays qui dispose à la fois d'un important passif minier et d'une actualité minérale dense. Le séjour a consisté en des visites de sites miniers (en activité, fermés ou encore réhabilités), enrichies de rencontres d'exploitants miniers, d'associations, d'élus ou encore de riverains de villages sinistrés. Complexe aurifère et polymétallique de Cassandra en Chalcidique, bassin charbonnier du "Western Macedonia Lignite Centre", mines de plomb et d'argent du Laurion, île de Milos dédiée aux minéraux industriels (roches, substances et minéraux non métalliques destinés à la fabrication des produits du quotidien) ... SystExt revient sur ces territoires miniers au travers de trois reportages de terrain, étayés de recherches bibliographiques. Deuxième volet de la série : le Western Macedonia Lignite Centre, premier bassin charbonnier grec.
Localisation des principaux sites miniers du bassin et des villages sinistrés visités par SystExt (SystExt - 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Le Western Macedonia Lignite Centre (WMLC), poumon noir de la Grèce

Le Western Macedonia Lignite Centre (WMLC, "Bassin de lignite de Macédoine occidentale") est le plus grand bassin charbonnier grec. Mais pour commencer, qu'est-ce que le lignite ? Il a pour caractéristique d'être un charbon "pauvre" : il ne contient que 55 à 75 % de carbone. La qualité du lignite du bassin est particulièrement basse, avec un pouvoir calorifique de 1200-1600 kcal/kg, contre 5000-8000 kcal/kg pour l’anthracite. [1] Le gisement s’est formé au Pliocène inférieur à supérieur, il y a 4,5 millions d'années. Les couches de lignite sont généralement métriques, intercalées dans des horizons marneux ou marno-calcaires. A la pauvreté calorifique du minerai, s’ajoute donc celle du gisement, avec un ratio stérile/minerai de 5-6, signifiant qu’il y a 5 à 6 fois plus de roches stériles que de charbon dans la zone exploitée.

Le gisement a été découvert au 19ème siècle, mais n’a été exploité qu’à partir de 1957, compte-tenu de ses caractéristiques, peu avantageuses d’un point de vue économique. 1,4 milliard de tonnes de lignite ont déjà été produites, et il en resterait à peu près autant à extraire, faisant du WMLC le cœur des réserves du pays (50% du minerai encore exploitable en Grèce seraient présents dans ce seul secteur). [2]

Réserves (carte de gauche, valeurs en millions de tonnes) et production de charbon en Grèce (à droite, en millions de tonnes) en 2013 (Fondation Heinrich-Böll-Stiftung, artdirector.gr - CC-BY-NC-SA 2.0 [2])

Le "strip mining", l’extraction ultime

Les couches de lignite du WMLC présentent : une faible profondeur (220m au maximum), une faible épaisseur (métrique) et un faible pendage (couches quasi-horizontales, de 10° maximum). Ceci oblige à une exploitation à ciel ouvert de type "strip mining". La méthode consiste à retirer depuis la surface, puis couche par couche, les niveaux stériles et les bandes minéralisées. Cette technique a l’avantage de rentabiliser la production minière au maximum mais dévaste les territoires concernés, et ce, sur des centaines de kilomètres carré. Le WMLC s’étend sur 120km de long et sur 15km de large !

Pour extraire le minerai, deux techniques sont mises en oeuvre : sur les terrains meubles, l’extraction se fait au moyen de gigantesques excavatrices à godets (voir dernière figure de ce reportage, en bas de page), puis le matériel est acheminé jusqu’aux centrales électriques, par un réseau de convoyeurs à bandes de plus de 300km au total. En revanche, sur les terrains durs, des tirs à l’explosif sont nécessaires, puis le chargement se fait directement par pelles et camions. Si la production de ces mines a pu être aussi impressionnante que leur taille, celle-ci décroît depuis 2004.

A gauche : vue satellitaire du bassin (© Google - 2019)
A droite : carte schématisée du bassin, tirée d'une présentation par L.Tsikritzis - Mai 2018
[3]

Zone en cours d'exploitation au sud du bassin (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Entre souveraineté et dépendance

Dès qu’il est extrait, le lignite est brûlé dans 14 unités, regroupées dans 6 centrales thermiques. En 2010, elles totalisaient une puissance installée de 4,4 gigawatts (GW), soit 84% de la puissance produite par les centrales à charbon en Grèce (ou un tiers de la capacité de production électrique du pays). [4] Et le secteur se développe dans la région : une nouvelle centrale très controversée devait démarrer son activité en 2018 à Ptolémaïda.

Le mix énergétique grec repose principalement sur le charbon (29%), le gaz naturel (13%) et le fioul. Si la consommation nationale de charbon est pratiquement entièrement couverte par la production intérieure, la Grèce dépend à plus de 99% des importations pour satisfaire sa demande de gaz naturel. Au total, plus de 89% du mix énergétique grec repose sur les énergies fossiles, le reste provenant des énergies renouvelables. [5]

Toute l'activité minière et énergétique du bassin est assurée par la compagnie publique PPC (Public Power Corporation SA), détenue à 51% par l’Etat grec. L'entreprise est désormais en cours de privatisation, engagée suite à la crise de la dette publique grecque de 2015. Elle représente près de 5000 emplois - 3000 emplois directs, 1000 contrats renouvelables et 1000 contrats de sous-traitance -, ce qui en fait le plus gros employeur du bassin. Un paramètre déterminant, alors que la région est frappée par près de 30% de chômage.

La crise financière et les nouvelles orientations stratégiques européennes font que la production basée sur la combustion de lignite devrait continuer à décroître. Il est d'ailleurs attendu que la production électrique dans le WLMC diminue de 3,5 GW entre 2014 et 2030. [6]

Centrale thermique dans le bassin WMLC (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

La région retient son souffle...

En 2008, Agios Dimitrios, la plus grande centrale électrique au lignite de Grèce située à quelques kilomètres d'Akrini, émettait plus de dioxyde de carbone que toute les autres centrales à charbon en Europe. [7] Dans le bassin, la qualité de l’air est très dégradée par les poussières issues de l’extraction minière et, surtout, par les émissions des centrales thermiques. Ces dernières rejettent en particulier de grandes quantités d’oxydes d’azote (NOx), d’oxydes de soufre (SOx) et de particules en suspension. On estime qu’entre 2003 et 2008, à Ptolémaïda et Kozani, les concentrations de PM10 dans l’air (particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres) ont très souvent dépassé les valeurs réglementaires de l’Union européenne (dépassements enregistrés sur 30 à 50% des mesures). [3]

Conséquences certaines et prévisibles : allergies, asthme, maladies respiratoires, cancers, etc. [8]. D’un point de vue épidémiologique, il reste très difficile d’associer cette pollution aux effets constatés sur la santé des populations. Cependant, dans une lettre adressée au ministère de la santé, le directeur régional adjoint de la santé a alerté sur le fait que sept décès sur dix à Ptolémaïda sont liés à un cancer ou à une maladie thromboembolique (maladie causée par l’occlusion ou le rétrécissement d’une veine par un caillot de sang). Le nombre de cancers a augmenté de 16% depuis 1950 dans le bassin et l'espérance de vie dans la région est en baisse. [9]

Il faut néanmoins mentionner que des progrès ont été réalisés par l’industrie ces 20 dernières années, en particulier dans les centrales. L’installation de filtres électrostatiques a permis de réduire leurs effluents gazeux et particulaires, et d’influer positivement sur la qualité de l’air dans le secteur.

Centrale thermique dans le bassin WMLC, tirée d'une présentation par L.Tsikritzis - 19/11/2018 [3]

Mise en péril des ressources en eau

L’impact de l’activité minière et industrielle dans le bassin du WLMC sur la ressource en eau est multiforme.

Qualitativement d’abord. Les terrains des zones exploitées sont notamment constitués de sables, grès et conglomérats - avec des intercalations de marnes et de niveaux argileux - menant à la mise en place d’aquifères captifs de type "nappe libre". L’exploitation est donc protégée des venues d’eau éventuelles par pompage dans ces nappes, en particulier lorsque les profondeurs d’extraction excèdent 200m. Sur le secteur, les nombreux forages de pompage produisent un volume considérable d’eau, 5 millions de m3/an, qui sont rejetés dans l'environnement naturel (voir deuxième photo ci-dessous, à Akrini) ! Autour des zones exploitées, les perturbations hydrogéologiques sont majeures, avec un rabattement moyen des nappes de 120m environ (abaissement du niveau d'eau de la nappe autour du point de pompage). A cela, s’ajoute les besoins importants au niveau des systèmes de refroidissement des centrales thermiques. Jusqu’en 1997, l’entreprise PPC a pompé 20 millions de m3/an dans le lac Vegoritida, au Nord d’Amynteo. Depuis, 70% du volume d’eau a été perdu et le niveau de l’eau est descendu de 35m ! [3] Cette raréfaction de la ressource n’est pas seulement source de conflits avec d’autres secteurs d’activité comme l’agriculture, elle met également en danger les ressources en eau potable, ce qui est d’ailleurs le cas à Kozani.

Quantitativement ensuite. Le réseau hydrographique est fortement impacté par l’entraînement particulaire depuis les zones exploitées et par le dépôt de cendres et de particules issues des cheminées des centrales. PPC assure que les eaux ne sont pas contaminées par des métaux et métalloïdes. La société civile mobilisée sur le dossier alerte cependant sur des concentrations inquiétantes en sulfates et en chrome hexavalent, notamment.

Berges du lac Vegoritida, tiré d'une présentation par L.Tsikritzis - Mai 2018 [3]

Rejet d'eaux souterraines à Akrini (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Glissements, effondrements…quand le sol se dérobe sous les pieds des habitants

Les riverains et élus rencontrés par SystExt dans plusieurs villages du WMLC décrivent les mêmes nuisances quotidiennes : bruits, vibrations, poussières, etc. Et la situation pour les populations locales est plus dramatique encore…

La mine d’Amynteo, située au Nord-Ouest du bassin, ne s’est pas installée dans un désert, et pour cause ! Les activités minières voisines perturbent depuis plus de 20 ans la vie des villages alentours, en particulier Valtonera, Anargiri et Fanos. Le secteur, autrefois zone marécageuse, est aujourd’hui une immense mine à ciel ouvert. Pour permettre l’exploitation, les aquifères ont été surexploités (avec un rabattement des eaux souterraines estimé à 50m). Il en résulte des affaissements de terrain dans un rayon de 3 à 4 km autour de la mine, causant de graves dommages sur les sols et les infrastructures. [10] [11] Mouvements de terrain décimétriques à métriques, effondrements, fissuration des bâtiments… A Valtonera, 50 à 60 habitants sur 200 ont préféré abandonner leurs maisons.

Dans le bassin, les instabilités géotechniques peuvent prendre des formes catastrophiques. En juin 2017, un accident majeur s’est produit à la mine d’Amynteo, affectant gravement le village d’Anargiri. En bordure ouest de la fosse d’exploitation, 80 millions de m3 de matériaux se sont effondrés brutalement, affectant une surface d’environ 3km2. Par chance, aucune victime n’est à déplorer mais des terres agricoles et infrastructures ont littéralement été "englouties" et 182 habitants ont dû été évacués. Les effets sont comparables à un tremblement de terre : routes coupées, crevasses métriques, bâtiments éventrés… Et ce n’est pas la première fois… Sur la période 2007-2017, on ne recense pas moins de 5 accidents majeurs dans le bassin. [12] En avril 2004, au sud du bassin, un glissement de surface s’est produit sur un dépôt de déchets miniers de la mine South Field. 40 millions de m3 se sont déplacés, affectant une zone de 1500m de long sur 600m de large. [13]

Si les victimes de l’accident d’Anargiri de 2017 ont reçu des aides temporaires en vue de leur relocalisation, dans le reste du bassin, les familles attendent encore...

Bâtiment résidentiel abandonné à Valtonera (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Route coupée en bordure du glissement d'Anargiri (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Restaurer autant que possible, vers des monocultures d’acacia ?

Dans le bassin, les zones qui ne sont plus en exploitation sont désormais en cours de réhabilitation. 3760 ha de terrains appartenant à PPC sont concernés, soit par des tentatives de reforestation, soit par une conversion en terres agricoles. Avant le début de l’exploitation minière, la région était recouverte d’espaces boisés, principalement constitués de chêne liège et de hêtre. La présence de ces deux espèces donne des indices sur la qualité du sol alors en place, car elles se développent sur des sols neutres à légèrement acides (pH de 6-7). Malheureusement, les montagnes de déchets miniers et de « sols anthropisés » sont plutôt basiques (pH de 8). Les hêtres et les chênes liège se font donc rares (voire sont inexistants) dans les zones réhabilitées, laissant place à des champs d’acacia. Grâce à un système racinaire très développé, cette espèce permet de stabiliser les terrains et d’éviter l’érosion. L’arbuste est également connu pour son pouvoir acidificateur excessif ; ce qui pourrait s’avérer utile ici, sous réserve de ne pas laisser les cultures en place définitivement.

Parallèlement, des expérimentations d’agriculture et d’arboriculture sont réalisées. L’objectif est d’évaluer la faisabilité de restauration par installation de nouvelles zones agricoles. Plusieurs paramètres doivent être étudiés : espèces végétales les plus adaptées, nature des terrains propices, capacités d’absorption des polluants, etc.

Tenant compte de la fin inéluctable de l’activité minière dans le bassin, il s’agirait que l’exploitant et les autorités mettent désormais tout en œuvre pour faire passer ces expérimentations du stade « pilote » au stade de développement. On ne pourrait se satisfaire de ne laisser à la région et ses habitants que d’immenses monocultures d’acacia !

Expérimentations de cultures sur des zones réhabilitées au sud du bassin (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

Quelle transition pour le premier bassin charbonnier grec ?

Pour comprendre l’importance de l’activité charbonnière dans cette région, l'ONG environnementale WWF donne quelques chiffres : la production de lignite représente environ 45% du PIB et la moitié des emplois de la région. La fin de ce secteur minier et industriel pose de graves problématiques économiques.

WWF alerte sur les taxes carbones élevées qui menacent la Grèce - les centrales à charbon représentant à elles seules plus de 30% des émissions en CO2 du pays - et propose d’investir dans des modes de production électrique plus durables. [14] L’organisation a également réalisé des démarches pour solliciter un fond européen, le « Just transition Fund ». Si la démarche est soutenue par des élus régionaux, elle reste incomprise par les populations locales. Cette volonté de transition ne vient clairement pas des habitants eux-mêmes, qui, malgré les impacts sanitaires, sociaux et environnementaux dont ils souffrent, restent fiers de leur patrimoine minier et de l’économie que leur région génère.

De nombreux acteurs, y compris politiques, souhaiteraient développer d’autres activités industrielles comme le stockage de CO2, ou la valorisation des dérivés du lignite. Si cette mutation économique permet de répondre aux attentes de maintien de l’emploi, elle ne peut être effective que si de nouveaux modes de production électrique sont mis en place à l'échelle nationale. A cet effet, n Grèce, la part des énergies renouvelables, en particulier dans les secteurs du solaire ou de l’éolien, pourrait être largement augmentée… [15]

Excavatrice à godets en bordure de la mine d'Amynteo (SystExt - mai 2018 - CC BY NC SA 3.0 FR)

► Références

[1] Page "Charbon" sur le site wikipedia.org
[2] Page "Greek Lignite reserves and characteristics", sur site de la Fondation Heinrich-Böll-Stiftung
[3] Présentation "Environmental impacts caused by PPC’s coal mines and power plants" par L. Tsikritzis, Ecological Group of Kozani, réalisée à Kozani le 07/05/2018
[4] Chatzitheodoridis F., Kolokontes A.D. et Vasiliadis L. Lignite Mining and Lignite-Fired Power Generation in Western Macedonia of Greece: Economy and Environment. The International Research Center for Energy and Economic Development (ICEED), Janvier 2010. Téléchargeable sur researchgate.net
[5] La Grèce et l’énergie : état des lieux. Connaissance des Energies, Juillet 2015. Disponible sur le site de l'organisation
[6] WWF Grèce, Roadmap for the transition of the Western Macedonia Region to a post-lignite era. Juillet 2016. Rapport téléchargeable en ligne
[7] Kitsantonis N., Small village in Greece illustrates the problems of coal. The New York Times, Février 2007. Disponible sur le site du média
[8] Climate Action Network, HEAL, sandbag et WWF, Europe dark's cloud - How coal-burning countries are making their neighbours sick. Juin 2016. Rapport téléchargeable en ligne
[9] Pantelia A., Lignite mining: Greece’s dirty secret - in pictures. The Guardian, Mars 2018. Disponible sur le site du media
[10] Loupasakis C., Angelitsa V., Rozos D. et Spanou N., Mining geohazards-land subsidence caused by the dewatering of opencast coal mines: The case study of the Amyntaio coal mine, Florina, Greece. Natural Hazards, Août 2013. Téléchargeable sur researchgate.net
[11] Tzampoglou P. et Loupasakis C., Evaluating geological and geotechnical data for the study of land subsidence phenomena at the perimeter of the Amyntaio coalmine, Greece. International Journal of Mining Science and Technology, Juillet 2018. Télechargeable sur ScienceDirect
[12] Zevgolis I., Deliveris A. et Koukouzas N., Slope failure incidents and other stability concerns in surface lignite mines in Greece. Journal of Sustainable Mining, Novembre 2019. Télechargeable sur ScienceDirect
[13] Kavouridis K. et Agioutantis Z, The impact of a large-scale failure of the external waste dump to the operations at the South Field Mine, Ptolemais, Greece. 2nd International Conference on: “Advances in Mineral Resources Management and Environmental Geotechnology”, Août 2006. Télécharge sur researchgate.net
[14] Voir le documentaire réalisé par WWF "Just Transition in Greece" - mai 2019, disponible sur Youtube ; et le site de la campagne "Regions Beyond Coal"
[15] En 2013, les énergies renouvelables ne contribuaient qu’à 16 % de la production totale d’électricité. « La Grèce a un grand potentiel pour le développement à grande échelle des énergies éolienne et solaire. Pour autant, elle connaît de terribles difficultés financières qui tendent à retarder sa transition énergétique. ». Tiré de : Observ'ER, EDF et Fondation Energies pour le Monde, La production d'électricité d'origine renouvelable dans le monde - Quinzième inventaire - Edition 2013. Disponible au lien suivant